COALITION QUÉBÉCOISE - Communiqué de presse du 13 mai 2009

Hausses des frais de transaction par carte de crédit et de débit

Les commerçants pressent les élus fédéraux d’agir!

 

Montréal, le 13 mai 2009 - Les représentants de la Coalition québécoise contre la hausse des frais de transaction par carte de crédit et de débit ont témoigné hier après-midi devant lecomité conjoint des finances et de l’industrie de la chambre des communes, qui étudie lesystème de paiement par carte de crédit et de débit. 

 

«Les commerçants dénoncent à la fois les hausses de frais liés aux transactions par carte decrédit et la prolifération des taux et des types de cartes. L’entrée de Visa et de MasterCardsur le marché du débit est aussi extrêmement inquiétante pour nos membres; nous avons vul’impact de l’arrivée des géants du crédit dans le débit sur les frais de transaction aux États-Unis : une hausse vertigineuse des frais chargés aux commerçants. Toutes ces importantesaugmentations de frais auront inévitablement un impact sur les prix aux consommateurs», adéclaré Me Gaston Lafleur, président-directeur général du Conseil québécois du commercede détail, porte-parole de la Coalition devant le comité conjoint. 

 

Tour à tour, les représentants de l’Association des hôteliers du Québec, du Conseilquébécois du commerce de détail et de l’Association des détaillants en alimentation duQuébec ont fait valoir l’impact de ces hausses sur les entreprises de leur secteur d’activités.L’augmentation et la multiplication des taux ont des dizaines de milliers de dollars d’impactsur chacun des commerçants au Québec. Ils ont tous pressé les élus d’agir pour réglementeret encadrer la fixation des taux chargés par Visa et MasterCard. 

 

Ils ont aussi indiqué l’urgence de fixer des conditions d’entrée de ces entreprises sur lemarché québécois et canadien du débit. En effet, si Visa ou MasterCard intégrait le marchédu débit avec un taux au pourcentage de la transaction effectuée par le consommateur (parexemple : l’un des taux fixés par Visa pour les transactions par débit aux États-Unis est de0,15 $ par transaction plus 0,75 % de la valeur de l’achat vs la même transaction au Canadaqui coûte en moyenne 0,07 $ avec Interac), la situation de hausses que nous vivonsactuellement dans le crédit se transférerait dans le débit. 

 

Ce serait catastrophique pour de nombreux commerçants; le mode de paiement par carte dedébit étant très populaire aux Canada. En effet, dans certains commerces alimentaires, ledébit atteint 60 % des transactions effectuées. «Les entreprises sont des partisans d’une saine concurrence mais considèrent qu’unsystème de compétition en dysfonctionnement avec des coûts cachés, en constantmouvement et hors contrôle, n’est bénéfique ni pour les commerçants ni pour lesconsommateurs. Dans les circonstances, nous croyons que la responsabilité incombe auxreprésentants politiques d’agir de façon à assurer la protection des consommateurs contrecette pression inflationniste non contrôlée», ont déclaré les représentants de la Coalition québécoise.

 

Qui sommes-nous ?

En octobre 2008, plusieurs associations québécoises ont convenu de se regrouper afin d’adresser deux problèmes distincts, mais intimement liés, soit la croissance des frais de transaction par carte de crédit et les impacts du changement de structure corporative d’Interac et de l’entrée de Visa et MasterCard sur le marché du débit.

 

Ces associations sont les suivantes :

o Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA)

o Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ)

o Association des hôteliers du Québec (AHQ)

o Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT)

o Association des restaurateurs du Québec (ARQ)

o Conseil canadien des distributeurs en alimentation – section Québec (CCDA)

o Conseil des chaînes de restaurants du Québec (CCRQ)

o Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)

 

Notre coalition représente plus de 30 000 établissements au Québec, bien présents dans toutes les régions et qui embauchent près d’un million de Québécoises et de Québécois.